Vigilance sur le fond et la méthode de cette réorganisation
La ministre de la Transition écologique a annoncé une réforme importante de l’administration centrale, avec la création d’une nouvelle Direction générale de l’environnement (DGE).
Un diagnostic qui interroge
La réforme repose sur l’idée d’une organisation trop éclatée et insuffisamment lisible.
L’objectif affiché de renforcer la cohérence, la lisibilité et l’efficacité des politiques environnementales peut sembler louable.
Cependant, pour EFA-CGC, les principales difficultés rencontrées pour assurer les missions du ministère découlent surtout d’un manque de moyens, d’une complexité croissante des politiques publiques et à d’une pression accrue de la société, des élus et du gouvernement dans les arbitrages à tenir.
Changer les structures ne suffira pas à résoudre ces problèmes de fond.
Une réforme aux impacts bien imprécis
La création d’une grande direction regroupant eau, biodiversité, risques et économie circulaire soulève plusieurs questions :
· Un risque de reconfiguration des silos plutôt que simplification réelle,
· Un manque de visibilité sur l’organisation cible,
· Aucune visibilité sur la place de la forêt dans cette organisation,
· Des impacts encore flous pour les agents (effectifs, missions, postes, …)
Les premières informations font état de réaffectations possibles et de nombreuses zones d’ombre sur les conséquences concrètes de cette réorganisation.
Par ailleurs, la manière dont cette réforme est engagée suscite des inquiétudes :
Les priorités pour EFA-CGC
EFA-CGC sera particulièrement vigilant sur trois points :
EFA-CGC partage l’objectif de renforcer l’efficacité de l’action publique face aux défis écologiques, mais une réorganisation
ne peut réussir sans celles et ceux qui font le ministère au quotidien.
Elle doit s’appuyer sur l’avis des syndicats, se reposer l'expertise des agents, prendre en compte leurs conditions de travail et disposer des moyens à la hauteur des ambitions
affichées.
